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Composition
du pupitre
DIVRY Fanny
FARACI Nathalie
LAMARCHE Claudette
CONSEIL Emmauelle
PETIT Christian
VANTHOMME Fanny
MUSIELAK Ariane
DELABY Amandine
ROHART Jean-Vianney
DUTHOIT Cécile
VANTOMME Blandine
LIAGRE Emilie
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HISTORIQUE
La flûte traversière compte parmi les plus anciens instruments de l’humanité
mais seuls ont été conservés les instruments faits d’un
matériau qui a pu résister au temps: pierre, os, argile. Elle
arriva probablement en Europe par l’intermédiaire de Byzance et des
pays Slaves, le premier témoignage
iconographique en Europe figure dans l’Hortus deliciarum de l’abbesse
Herrade de Landsberg (2de moitié du XII s.).
La flûte au Moyen Age
La flûte traversière cylindrique est au Moyen Age d’un usage courant
parmi les joueurs d’instruments, les « fistulatores ».
On la trouve aussi bien dans les cours que dans les cercle de la
bourgeoisie citadine, elle est souvent combinée au tambourin. Alors que
la famille des flûtes à bec s’est développée jusqu’à 8
instruments de tailles différentes, on ne connaît que peu de forme
variées parmi les flûtes traversières (deux ou trois). Les premières
indications concernant la technique de la flûte traversière y compris
les indications pour octavier et celles concernant l’embouchure, sont
données par Ph. Jambe de fer. Mais les méthodes détaillées sont assez
rares comparées au nombre de celles qui se rapportent à la flûte à
bec. Toutes se réfèrent à l’exemple du chant. Jusqu’au XVIIIe
siècle, le terme « flûte » désigne principalement la flûte à bec,
tandis qu’on ajoute pour la flûte traversière les qualificatifs «
traversière », « allemande ».
La flûte baroque
Ce n’est qu’au début du XVIIIe siècle que la flûte traversière se
voit assigner une fonction propre et rapidement très importante.
Une perce inversement conique (auparavant cylindrique), la division du
tuyau, auparavant en une seul pièce, en trois parties (tête, corps et
patte),
une clef pour le 7e trou de la patte (auparavant 6 trou et pas de clef)
sont les caractéristiques essentielles du nouveau type de flûte qui se
répand à Paris à partir de 1650 environ.
Pour rendre possible le jeu dans des tons variés, la partie centrale de l’instrument
est divisée vers 1720 en deux parties dont la moitié supérieure
peut être remplacée par d’autres segments de différentes longueurs
(jusqu’à 6). Une vis d’accord en liège permet d’apporter des
corrections à
l’accord d’ensemble. Les intervalles de demi-ton sont réalisés au
moyen d’un doigtés fourchus qui, selon la tonalité, entraînent une
certaine inégalité dans la gamme du fait de leur sonorité faible. Cette
absence d’uniformité entre les sons confère à la flûte baroque un
charme particulier qui a exercé un grand attrait jusqu’au XIXe siècle.
Les progrès accomplis dans le domaine de la technique sont sensibles à
travers les œuvres didactiques de Hotteterre (1707), Quantz (1752) et
Tromlitz (1786 et1791). Y sont aussi nettement dessinées les différences
entre les styles nationaux, qui s’expriment en particulier à travers
les indications d’articulation et de dynamique. Pour répondre aux
problèmes d’intonation de la flûte à clefs, on y ajoute
progressivement de nouvelles clefs. Ce sont d’abord un sol #, puis un fa
et un si b. Les clefs de do et do#, mises au point entre autres par
Pichard Gedney à Londres (1769), permettent d’étendre le registre de
grave. La tessiture de la flûte s’étend peu à peu dans l’aigu, chez
Hotteterre, elle va du ré3 au sol5, chez Quanzt s’y ajoute le la5 et
chez Franz Anton Schlegel (1788) elle s’étend jusqu’au do5.
Le solo de flûte dans l’Orphée de Gluck (Danse des esprits
bienheureux) est un bon exemple de l’utilisation appropriée de cette
flûte baroque à plusieurs clefs. A l’opposé, la musique pour flûte
de Mozart est encore issue tout entière de la manière propre à la
flûte à une seule clef (ton à dièses). Le matériau de la flûte
restait encore le bois, éventuellement le verre (Claude Laurent, Paris
vers 1810) et l’ivoire.

La flûte moderne dite « Boehm »
La flûte conique de Théobald Boehm (1794-1881(flûtiste de la chapelle
royale de Munich) en 1832 fut certainement le pas le plus décisif
accompli sur la voie de toute la facture moderne des bois. D’après
Boehm lui-même, c’est la sonorité puissante du flûtiste anglais
Nicholson qui lui donna l’idée de renouveler la facture de la flûte.
Ses recherches pour une sonorité plus pleine et plus égale amenèrent
Boehm à construire en 1847 une flûte cylindrique (diamètre 19mm sur
env. 67 cm de longueur), qu’il pourvut d’un ingénieux système de
clefs facilitant la vélocité des doigtés. L’embouchure, autrefois
ronde, voire ovale, prit alors une forme légèrement rectangulaire au
angles arrondis (10x12 mm). Boehm utilisa d’abord l’argent, puis le
bois, enfin le bois associé à une tête métallique. Peu à peu, la
flûte de Boehm évinça la flûte baroque et les autres types qui avait
succédé à cette dernière
Ce facteur d'instrument a fixé une fois pour toutes l'ensemble des
paramètres déterminant l'acoustique de l'instrument : perce cylindrique
et non plus conique, système de clefs d'une grande complexité, mais
d'une grande simplicité pour l'instrumentiste (renvois et axes
actionnent des plateaux creux ou pleins, tête parabolique, etc...).
Un grand nombre de flûtistes renommés, de Wunderlich (1755) à Carl
Joachim Andersen (1909), en passant par Devienne, Tulou, Doppler, Drouet,
Demerssemann, Koehler, continuèrent à préférer le type ancien. De nos
jours, la flûte Boehm est assurément l’un des instruments préférés
des musiciens. Si sa facture en a été perfectionnée, elle repose
néanmoins toujours sur les principes de boehm. Son perfectionnement à
entraîné également un son et des nuances d’ articulation plus
raffinés. Aux attaques traditionnelles (coups de langue simple, double et
triple) se sont ajoutés progressivement le « Flatterzunge » et d’autres
effets de bruitage. Plus récemment, sons harmoniques et glissandi ont
été introduits dans la musique moderne pour flûte et y joue un rôle
important. Les matériaux les plus employés actuellement dans la facture
de la flûte son avant tout l’argent, puis l’or, le platine,
occasionnellement le bois.
La flûte à quart de ton en 1989
Inventée par P.Y Arthaud et D.Kientzy, instrumentistes à l’IRCAM,
cette flûte permet de restituer avec une parfaite justesse, des
intervalles inférieurs au demi-ton. La seule différence avec la flûte
« traditionnelle » est matérialisée par une clef supplémentaire sur
la tête qui, ouverte, laisse passer l’air nécessaire. Les flûtistes
peuvent ainsi interpréter les œuvres contemporaines avec beaucoup plus
de facilité et de justesse qu’auparavant.
Comment fonctionne une flûte traversière ?
Le tuyau de la flûte traversière est bouché à son extrémité
supérieure par du bois ou du liége. Une ouverture latérale pratiquée
sur le tuyau sert a produire le son.
L'instrumentiste émet un filet d'air, de forme proportionnée au
pincement plus ou moins énergique de ses lèvres, qui peut être dirigé
sous des angles d'attaque différents sur l'arête de l'embouchure. Le son
produit à ce niveau met en vibration la colonne d'air du tuyau de la
flûte. La fréquence de ces vibrations dépend de la longueur acoustique
du tuyau. Cette longueur peut être modifiée par la disposition, la
taille et la forme des trous, ainsi que par leur ouverture et fermeture.
La pression et la rapidité du souffle influent sur la hauteur du son et
sur le timbre. C'est sur une utilisation habile de ces données que repose
la faculté d'octavier, caractéristique de la flûte dans le groupe des
bois.
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Par son absence de bec, la flûte occupe une place singulière dans la
famille des bois. En effet, le hautbois, la clarinette et le basson sont
des instruments pourvus d'un bec auquel se joint une anche, simple ou
double, qui produit le son.
Pa flûte, en revanche, ne requiert qu'un souffle, la "colonne
d'air", qui traverse un vide avant de venir frapper un biseau pour
produire un son. Symbole
de la respiration, le vent seul serait capable de produire un son sur une
flûte orientée adéquatement.
Contrairement aux hautbois, clarinettes ou bassons, la flûte moderne,
comme le saxophone, est d'une même matière, souvent en argent
massif,
quelquefois en or massif voire en platine.
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